
J’ai décidé de réaliser des
portraits d’animaux, car j’avais envie de
travailler sur le réalisme du regard. Certains pourront dire
que le portrait est statique, mais si on fait attention, la vie se
trouve à l’intérieur de
l’œil où se reflète
l’environnement du sujet : parfois la nature, des
bâtiments ou même le photographe y sont
présents. C’est dans cette optique que je choisis
toujours des fonds monochromes : il faut que l’essentiel des
détails ressorte et frappe l’observateur pour
qu’il soit retenu par le regard du portrait et son
intensité vivante.
Mes dessins sont réalisés sur du papier de type
mi-teinte Canson ou Vergé.
J’utilise des crayons de couleur Polychromos de Faber Castell
avec des rehauts de gouache blanche pour une meilleure tenue de cette
couleur et un plus grand contraste des valeurs, ce qui donne un plus
grand réalisme au dessin.
J’esquisse d’abord la forme
générale de l’animal et
l’emplacement des yeux et des points qui me semblent
importants. Puis je dessine le regard (souvent à la loupe
pour voir le maximum de détails possible). S’il
est réussi, je passe au dessin des naseaux (bouche, gueule,
museau… suivant l’animal), des oreilles, puis au
reste du corps (poils courts ou longs, lisses ou frisés, la
difficulté étant de pouvoir s’adapter
à chaque texture).
Je recouvre mon dessin avec une feuille pour le protéger au
fur et à mesure de ma progression, et je travaille par
taches ou zones de couleurs superposées les unes aux autres
pour créer la bonne teinte par transparence ; le
mélange des couleurs se fait directement sur le papier
jusqu’à saturation (on ne doit pratiquement plus
voir la trame ou le grain du papier).
Cette technique demande une très grande concentration pour
observer très précisément le
modèle. Et il faut être très
assuré dans ses gestes car contrairement aux
idées reçues, on ne peut pas totalement gommer le
crayon de couleur.
Technique de réalisation des portraits, reportage pour la chaîne Artcheval :
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